Virginie et Quentin de Brouwer en leur salle Stanley, se sont vus confier des choses importantes.
Tour de salle.
Vente publique Chez Stanley, Excelsiorlaan, 10, 1930 Dieghem. www.stanleyauction.com. Tél. : 0478.38.66.96. Parking aisé. Expo jusqu’au 17 octobre. Quand : Ce dimanche 18 octobre à partir de 14h.
Ce dimanche 18 octobre, dès 14h, Quentin de Brouwer tiendra le marteau pour une vente éclectique en temps et en géographie.
En débutant sa vacation par une tranche de branche d’arbre de l’Arizona, on va descendre dans les méandres de l’univers naissant, du moins à hauteur d’hommes.
Cet objet s’est fossilisé et pétrifié. On dirait du marbre. Ce lot de 35 x 45 cm, d’une rareté insigne, est l’antithèse de la célèbre formule : la valeur n’attend pas le nombre des années. Le lot est estimé entre 400 et 700 €. Son âge devrait lui garantir de valoir une fortune. Que nenni, c’est cadeau. Ah oui, son âge, encore un peu nous oubliions de l’écrire.
Environ 145 millions d’années. Cela nous rappelle une visite encore récente dans ce somptueux palais de Rumine, à Lausanne, où les objets de ce genre sont exposés, au sein du MCAH, musée cantonal d’archéologie et d’histoire. C’est juste incroyablement beau. Ce palais est l’œuvre du Lyonnais Gaspard André (1840-1869).
Jolies fleurs
Le deuxième lot est une feuille dessinée à l’aquarelle, au milieu du XVIe siècle. On y voit une Jacinthe du Pérou. Le lot est attribué à Jacques Le Moyne (1533-1588). Un dessin similaire est passé à New York en 2004. Cette œuvre est annoncée entre 1 200 et 1 800 €. Pour un Crocus, donné au même artiste par le cabinet d’expertise de Bayser, à Paris, on escompte 700 à 1 200 €. En revenant vers nous, on vous proposera une huile sur panneau de 41 x 63 cm, signée et datée de 1645, par Lucas Van Uden (1595-1672).
On y voit une Partie de chasse, ce qui tombe bien en cette période de l’année. Comme idée de cadeau de Noël à un habitué de Transinne, ce sera parfait. Le lot est estimé entre 3 000 et 5 000 €.
Et on pourra citer cette très belle toile d’Adrien Le Mayeur de Merprès, une Vue de Venise, que la salle évalue entre 2 500 et 3 500 €. Ceci n’est qu’un hors-d’œuvre car pour la salle, l’essentiel est ailleurs, dans des lots qui dépassent les 5 000 €. La réussite d’une vente ne se situe pas seulement dans le nombre de lots vendus mais dans le chiffre d’affaires. Chose que les Anglais mettent en avant depuis des lunes. Il y aura entre autres, une très belle aquarelle et gouache de Léon Spilliaert, datée de mai 1917. On estime ces Arbres au printemps, entre 10 000 et 15 000 €.
Puis, il faudra compter avec un Verger au soleil, de Léon de Smet, exécuté en 1908. La salle attend entre 4 000 et 6 000 € pour cette huile sur panneau de 26 x 37 cm, qui possède des accents « Van Goghien », par le modelé et la vibration des touches. On signalera encore ce petit portrait à l’encre sur papier dû aux talents de Fernand Khnopff. Il figure, en 1893, le jeune baron Henri Lambert. Le lot est estimé entre 5 000 et 8 000 €.
La pièce la plus estimée est un vase Fangding, en bronze, Chinois d’origine et dont il faudra assumer entre 50 000 et 100 000 €. C’est un objet sans doute Shang, haut de 47 cm, des XIIe ou XIe siècle avant J.-C. Ceci nous fait penser à l’immense Gisèle Croës, qui vous attend au 44 de l’avenue Emile Duray, à côté de l’abbaye de la Cambre.
Philippe Farcy
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